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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 08:33

Jadis, antan, naguère - que notre langue est riche ! - un tortillard crachotait sa vapeur sur le plateau de "la Haute Patate", comme aiment à surnommer leur pays les locaux. Aujourd'hui, l'ancienne voie a laissé la place à un délicieux sentier bitumé ou non qui permet aux amoureux de la petite reine de pédaler en toute quiétude entre prés et bosquets.

La bicyclette ? Oh là là ! Plus de vingt ans d'abstinence. Mais c'est qu'elle en a fait des progrès ! Plus rien à voir avec ces lourdes machines qui, dans la plus petite des côtes, cassaient les reins et tétanisaient le haut des cuisses.

Quel plaisir de pouvoir humer en toute sérénité les fragrances printanières, d'entendre les oiseaux vous saluer de leurs pépillements  enjoués ou encore d'admirer les mille et une nuances de verts que nous offrent les arbres désireux - à l'exception cependant des plus anciens sans doute plus prudents - de vous annoncer le retour des beaux jours.

Tout aurait été dans le meilleur des mondes, si une selle peu amicale n'avait freiné les ardeurs du pédaleur. Mais un dicton ne laisse-t-il pas entendre qu'il faut parfois un peu souffrir pour connaître le bonheur ?

ADM, le 5 avril 2017

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Published by Anatole de Mururoa - dans Billet d'humeur
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