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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 21:51

Il est des contrées de vallons mamelonnés, où ruisseaux, vertes prairies et bosquets de conifères, offrent des paysages d'une infinie douceur. On comprend pourquoi un certain général aimait regarder cette ruralité éternelle tout en rédigeant ses mémoires.

La nuit est tombée sur le village de sept cents âmes. L'église au clocher bulbeux a carillonné encore une fois cet angelus sur lequel nos anciens calquaient leur journée de labeur. Rossignols, geais et ramiers, dorment du sommeil du juste. Le coq, qui après l'ondée avait cru bon de me signaler sa présence, a préféré lui aussi respecter les rêves de ses favorites. Au loin, gardien des ténèbres, un hibou bouboule. Pour qui ? Lui seul le sait...

Les honnêtes gens ont clos leurs volets. Ça et là, quelques lueurs vacillantes laissent  cependant à penser que des esprits veillent encore à cette heure avancée. Ici, tout n'est plus que calme et quiétude. Le visiteur peut abandonner au pied de son lit ces stress, vacarme, pollution et agitation, qui caractérisent la grande ville. Dors, petit village, rescapé d'un autre temps. 

ADM, le 3 avril 2017

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Published by Anatole de Mururoa - dans Billet d'humeur
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commentaires

Mururoa 12/04/2017 21:45

Merci !

lilas 12/04/2017 09:35

Oui tout est dit ...le secret de nos petits villages sont souvent dans nos cœurs et ainsi il vivent encore d'une belle âme.

L'Oeil de Rouen 05/04/2017 10:47

Je vois. Pas très loin de l'atypique chapelle de Ronchamp...

Mururoa 04/04/2017 14:28

Esprels en Haute-Saône.

L'Oeil de Rouen 04/04/2017 10:17

Ne gardez pas ce secret pour vous seul, Anatole : dites-nous où se trouve ce hâvre de paix !